Face aux commentaires faisant état de cours à l'Université d'Ankatso, le syndicat des enseignants chercheurs indique que la suspension des cours cette semaine sert à alerter les autorités. Selon leur porte-parole, il ne s'agit pas d'une grève générale, mais bien d'une grève d'avertissement. Ainsi les enseignants ne subissent pas vraiment de contraintes sur ce point. La mise en place du système LMD –Licence, Master, Doctorat- explique la nécessité de travailler dans des conditions adéquates, ajoute le porte-parole du SECES. Jean Eric Rakotoarisoa, Vice-président de l'Université, éminent constitutionnaliste, abonde dans ce sens en précisant qu'il y a des professeurs qui ne sont pas forcément membres du SECES, d'autres peuvent être des vacataires, et ne sont pas directement concernés par ces revendications. Toutefois, il soutient les revendications en précisant que celles-ci datent de bien longtemps, et que durant l'année 2009, durant la crise, l'Université n'a pas émis la moindre critique ni réclamation quelconque. Les études se sont déroulées correctement, pas de vagues, a-t-il conforté. Il s'agit simplement aujourd'hui d'une requête justifiée par la décision du gouvernement de transition en octobre 2009 portant à 800 000Ar les indemnités de recherche, celles-ci étaient attendues en décembre, actuellement nous sommes au mois de mars, il semble honnête de réclamer ce dû, conclut le Vice –président de l'Université.